« L’homme qui écoutait battre le cœur des chats » est un roman écrit par Mathias Malzieu et publié aux éditions Albin Michel. Comme je vous le disais dans la chronique « Une saison à l’atelier de poterie », l’application Nextory me réconcilie petit à petit avec les livres audio. J’ai donc décidé de me laisser tenter par ce livre en version audio. Etant une grande amoureuse des chats, le titre puis le résumé auront suffi à me convaincre.
« Ils m’ont appelé Tornado comme le cheval de Zorro. Mon pelage est noir et mes yeux sont deux putains de pépites d’or… Autant le dire tout de suite, je suis absolument irrésistible. »
Tornado et June sont deux chats consolateurs, adoptés par des maîtres qui ont perdu leur enfant à naître. Deux chats qui, nourris de poésie et de musique, se sont mis à penser et se racontent, à tour de rôle. Ils vivent sur une péniche avec « Ceux-qui-se-croient-leurs-maîtres ».
Ces derniers ne sont pas très doués pour se reconstruire et June abrite en son coeur le fantôme de Macha, cette petite fille qui aurait pu naître. Mais quand le récit commence, un autre drame menace. Tornado est malade et n’a peut-être plus que quelques jours à vivre. Comment faire face à cette nouvelle perte qui s’annonce ? Un traitement miracle pourra-t-il le sauver ?
Ce conte poétique fait s’entremêler réel et imaginaire sur un fond poétique empreint de tendresse et de résilience. Une histoire de deuil et de réparation. De mots et de maux. De reconstruction suite au drame qu’est le deuil périnatal. Un texte poignant dont les protagonistes sont les félins. Ah que nos petites boules de poils sont précieuses et puissantes dans nos reconstructions les plus intimes.
Ce texte est à la fois sensible, dramatique, drôle et tendre. Une poésie qui fait du bien même si ce récit a été, parfois, à la limite du trop perché pour moi. Cependant, j’apprends doucement à me laisser surprendre par des textes parfois trop perchés à mon goût. Mais c’était doux à écouter, comme une ronronthérapie qui adoucit les maux. Mathias Malzieu nous raconte les peurs, les fantômes, l’amour, la vie avec douceur et poésie quand on accepte de se laisser porter par sa façon unique de venir toucher les cœurs.
Ce livre est à la fois beau, doux, mélancolique, et surtout poétique. C’est un pansement sur les maux. C’est un peu perché mais les chats, June et Tornado, nous font vite oublier ce côté-là.
Je recommande ce livre à tous les amoureux des chats, de la poésie mais aussi à ceux qui vivent de près ou de loin la dure réalité du deuil périnatal. Ce livre serait un doux souffle sur votre souffrance.